À la une il y a 100 ans
Excelsior consacre sa une à la victoire de Biribi, à M. Simon Guthmann, dans le prix de l'Arc-de-Triomphe à Longchamp, entre turf et mode d'automne, et évoque aussi les dettes interalliées et l'effondrement du sol boulevard des Italiens.
Les 4 gros titres
- Biribi, a M. Simon guthmann, a, gagné hier a longchamp le prix de l'arc-de-triomphe
- Samedi soir comment avez-vous employé l'heure supplémentaire?
- M. A. Dariac a parlé des dettes interalliées
- La question de la responsabilité de la guerre
L'invention du jour
Spoutnik 1, premier satellite artificiel
Le contexte
Spoutnik 1 (en russe : Спутник I, signifiant « Compagnon » ou « Satellite ») est le premier satellite artificiel de la Terre. Cet engin spatial soviétique, premier de la série de satellites Spoutnik, est lancé le 4 octobre 1957 depuis le cosmodrome de Baïkonour par un lanceur R-7 Semiorka, un missile balistique intercontinental développé par l'OKB-1. Le responsable du projet, Sergueï Korolev, fasciné par les perspectives spatiales ouvertes par les fusées, réussit à persuader ses commanditaires militaires d'utiliser le missile balistique comme lanceur de satellites.
Pour développer un missile balistique intercontinental, les ingénieurs de Korolev conçoivent une fusée de grande taille, les bombes nucléaires soviétiques n'étant pas aussi miniaturisées que leurs homologues américaines. La capacité du lanceur permet de placer d'emblée un satellite de relativement grande taille en orbite. Spoutnik 1 est une sphère métallique de 58 cm de diamètre et d'une masse de 83,6 kg qui transmet par radio des indications sur la température et la pression à bord. Spoutnik 1 fonctionne pendant environ trois semaines, émettant des signaux radio jusqu'à ce que ses batteries soient épuisées.